Bien avant de commercialiser sa première voiture électrique, Suzuki a expérimenté ce genre de motorisation avec un véhicule pour personnes âgées, la Suzuki Senior Car. L’engin fête ses 40 ans.

La plupart des constructeurs japonais ne comptent pas parmi les pionniers dans le domaine des voitures électriques, et Suzuki ne fait exception. Il n’est arrivé sur le marché européen qu’en 2025 avec son e-Vitara. Pour autant, la marque japonaise commercialise depuis maintenant 40 ans des micro-véhicules à batterie, encore plus petits que des voitures sans permis. L’histoire a commencé en avril 1974. Point de départ de la série des Suzuki Senior Car, la Z600 n’est alors qu’une chaise roulante, animée par un moteur électrique, lui-même alimenté par une batterie au plomb située sous l’assise.














C’est véritablement en octobre 1985 que cet équipement plutôt rustique cède place à un véritable véhicule. La Senior Car ET10 se présente cette fois sous la forme d’un tricycle, muni d’un guidon. Le châssis a maintenant la forme d’un plancher en sa partie avant. Le succès commercial est alors plutôt enviable. Au bout de 10 ans, la marque d’Hamamatsu a déjà écoulé 50 000 unités de son tricycle, qui ne cesse de se moderniser. La carrière de l’engin s’arrête en 1999, date où il cède place à l’ET-4A. Comme son nom l’indique, ce modèle dispose de quatre roues. Les évolutions ne s’arrêtent pas là : la batterie est carénée, les essieux avant et arrière profitent d’une suspension… Et les roues sont chaussées de pneus increvables. De quoi booster les ventes, qui franchissent le cap de 160 000 unités pour les vingt ans de la Suzuki Senior Car en 2005, là encore avec des évolutions constantes.


La Senior Car fait alors partie intégrante de la gamme Suzuki… Y compris dans les nombreux prototypes présentés au Salon de Tokyo. Une manière de répondre à Toyota qui a pour habitude de dévoiler de nombreux véhicules de mobilité personnelle lors de cet événement. Sur le stand de la marque lors de l’édition 2007 trône ainsi le Mio, dévoilé à la presse un an plus tôt. Le look est bien futuriste pour un petit véhicule destiné aux personnes âgées… et la motorisation l’est encore plus. Celle-ci fait appel à une pile à combustible au méthanol, secondée par une batterie tampon au lithium, le réservoir de 4 litres assurant une autonomie de 40 km. Le délire est allé jusqu’à l’expérimentation dans la préfecture de Shizuoka en 2009, avec une autonomie portée à 60 km. Pour les modèles dédiés au grand public, la Senior Car reste fidèle à une classique batterie… avec un succès qui ne se dément pas : les ventes cumulées atteignent 240 000 unités pour le trentième anniversaire, un total porté à 320 000 exemplaires en 2025.

